Patrick Pailler

Limbes 01

Figures

Figures

Techniques mixtes.

Échos 01

Corps

Corps

Techniques mixtes.

Dessin 01

Fragments

Fragments

Collages sur papier.


À propos

Patrick Pailler développe près de Lyon une pratique mêlant dessin, peinture et collages autour de la figure humaine.

Au centre de mon travail, la figure. Dans sa matérialité ou son absence. Une thématique qui ouvre sur des questionnements infinis : à partir de quand reconnaît-on un visage ? Qu’est-ce qui fait corps ? Peut-on fragmenter un visage, en isoler les éléments graphiques comme autant de mots dont on pourrait faire des phrases, et jouer d’une grammaire nouvelle ?

Mon imagerie rassemble pêle-mêle des corps flottants, des visages grimaçants ou désorganisés, des membres accumulés se pressant autour d’une forme absente. Corps, membres et visages se déploient dans des espaces indéterminés, hors de toute narration linéaire. Fragmentation, recomposition, disparition : même détachées de leur unité anatomique, les formes n’en restent pas moins actives et expressives. Gestes, regards et bouches instaurent une tension entre violence et intimité.

In/Out

Mes images prennent souvent naissance dans des photographies de corps — le mien, mais aussi ceux que je choisis dans des films ou d’autres médias. J’en isole des fragments que je dessine ou peins, matière d’un autoportrait démultiplié. Au fil du travail, les figures se détachent de toute identité stable : les fragments se recomposent, se déplacent et appellent d’autres corps ou d’autres figures. Les regards scrutent ou interrogent, les mains désignent, retiennent ou protègent. Certaines compositions prennent ainsi la forme de scènes énigmatiques, où gestes, regards et positions des corps suggèrent des relations de pouvoir. Dans mes portraits, certains visages semblent ne plus s’appartenir.

Pour mes collages sur papier, je dessine des fragments au stylo, que je déplace ensuite sur des surfaces travaillées par des lavis d’encre ou d’acrylique, laissant apparaître accidents et réserves. La diffusion imprévisible de l’eau dans le papier crée des textures mouvantes auxquelles se confronte la précision du dessin. Dans ces images plus ouvertes, l’influence du surréalisme apparaît plus directement. Chaque collage fonctionne alors comme une image brève et suggestive, un point de départ, presque un déclencheur d’histoire.

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Pour toute demande : pat.pailler@gmail.com